Retour sur le terrain en formation "cartographie sensible" dans le cadre de la formation "Biodiversité" avec Canopé

 Arthur Enguehard et Alex Bonnel sont intervenus sur le terrain ce Mercredi 19 mai 2021 pour une longue aventure sonore dans le Vieux Lyon !

Un titre général pour cette aventure : « De l’écoute ponctuelle au récit cartographique : Dresser le portrait sensible du Vieux-Lyon et questionner la place de la Biodiversité dans nos représentations ! »

Au programme :

  • Se poser la question d’établir un « portrait sonore du Vieux-Lyon »… Est-ce possible ? 
  • Proposer une méthode d’investigation à partir des outils d’écoute de PePaSon
  • Arpenter le terrain, faire des arrêts sur écoute, représenter son écoute sur différents formats en liant émotions et analyse formelle
  • Partager ses représentations et discuter celles des autres, comparer nos approches et écoutes
  • Essayer de créer un récit cartographique sensible pour rendre compte de l’identité vécue d’un quartier comme le Vieux Lyon après une petite balade
  • Essayer d’y questionner la place de la biodiversité

Petit récit d’expérience :  (GALERIE d’images en-dessous)

La pluie eu raison de la plupart des stagiaires qui ont préféré leur couette à l’orage qui s’annonçait… Mais les plus courageux-ses étaient présent-e-s et motivé-e-s ! Nous nous retrouvons devant la Gare Saint-Paul. Après quelques présentations enjouées, Arthur révèle le contenu de la formation du jour… Un programme dense et une question faussement naïve : Définir sensiblement et formellement le paysage sonore du vieux lyon pour y trouver la place de la biodiversité ? – C’est un défi de taille, surtout en 2 heures… 

Notre petite équipe de 4 aventuriers-ères sonores découvrent les outils de Arthur et de PePaSon pour aider à l’écoutent et décident d’une stratégie : Faire deux points d’écoute en groupe (avec un point d’ouïe spatial et un plateau du jeu « mon paysage sonore ») et un trajet d’écoute pour relever des sonorités dans le mouvement…

  • La place Saint-Paul est marquée par une forte asymétrie entre un soté gare presque desert et un avant-scène très bruyant qui nappe l’espace de ses échos de voix et de busaux tendances électrifiées. Les moteurs forcent à tracers des lignes sonores latérales et s’imposent comme les solistes du paysage.
  • Nous déambulons dans les rues adjacentes. La première à couvert nous fait accéder à plus de calme, presque à une forme de silence. On entend des conversations, des pas, une radio… Des micro-bruits uniques font le bonheur de nos écoutants : Une crissement de feuille, le bruit d’un bouchon… Après le virage c’est toute une nappe motorisée, électrifiée et amplifiée qui s’ajoute et donne le ton, en provenance directe des restaurants qui ouvrent et, au loin, du boulevard qui se laisse entrevoir et entre-entendre. Les voix se font différentes et occupent de plus en plus le milieu de tableau. Alex qui s’attendait à une balade « buccolique » voit ses attentes déçues et se questionne…
  • La place nous donne naissance à une nouvelle expérience. Le paysage redevient agréable piour toutes et tous… Peut-être est-ce le soleil qui joue et le fait d’être assis-es sur les marches… Mais Alex souligne qu’il souffle en entendant la présence souhaitée et libératrice des oiseaux, Arthur le murmure des terrasses de café… Nous utilisons le plateau « Mon Paysage Sonore » et nous avons toutes et tous laissé le quart FORT/TOUS-LE-TEMPS vide ce qui laisse penser qu’effectivement nous sommes bien dans un endroit à tendance calme… Mélodie nous raconte son paysage,Rudy, Arthur et Alex suivent, nous parlons… 
  • Dernière étape à l’abri de l’orage sur la terrasse d’un café (quel plaisir). L’objectif est de réaliser une cartographie sensible de notre déambulation pour « créer un récit », c’est à dire faire émerger de points d’écoutes une histoire et un sens général. Après quelques propositions et essais, Alex propose une expériementation : Nous réaliserons une cartographie subjective et cognitive du souvenir ! (Article à venir et plateau à venir aussi !) – S’en suit une très riche discussion sur la manière dont nous pouvons représenter une telle chose, sur l’importance de la synesthésie, sur quelques méthodes et didactiques associées (Et si nous utilisions des totems avant de débattre de l’emplacement et de la forme de nos totems ?). 

Finalement nous terminons avec 1H30 de « retard » et deux cafés, des discussions plein la tête et des envies de créations nouvelles. Mélodie souhaite poursuivre l’aventure et échanger avec le collectif sur ses projets de créations, Alex nous confie qu’il enregistre depuis quelques semaines des paysages sonores et se voit investi d’une nouvelle « ouïe » et avec des idées qu’il aimerait aussi partagé, Arthur est tout excité par ces nouvelles représentations cartographiques et les projets de tous le monde…

Affaires à suivre !

 

Représentations proposées au cours de la formation

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