Formation réussie à l'E.F.P.P (Paris) : "Le Paysage Sonore comme Matière" avec les 1A ES/EJE* !

Nous sommes intervenu-e-s les Jeudi 01/10 et Vendredi 02/10 2020 à l’E.F.P.P (Paris – 15e) pour proposer un module artistique intitulé « le Paysage Sonore comme Matière » aux étudiant-e-s de 1er année « Educateur-trices spécialisé-e-s » (ES) et « Educateurs-trices de jeunes enfants » (EJE).

Bilan très positif et motivant pour à nouveau proposer cette formation, revue e augmentée, dans l’avenir !

Au programme de la formation (proposée à l’E.F.P.P. sur un format 12H)

Intervenant-e-s : Arthur Enguehard – Milo Larder

***

Objectif général : Ouvrir le spectre des possibles en termes de création et d’appropriation d’une matière complexe : le paysage sonore (PS). Une dimension importante est accordée à l’aspect pédagogique de la démarche de l’étudiant au sens de « faire dialoguer ses préconceptions avec ses perceptions en vue de tirer des apprentissages et un regard critique sur la matière ».

Pédagogie générale : Nos valeurs impliquent tout au long des modules la mise en oeuvre d’une pédagogie active, souvent inversée, et critique. La singularité de l’étudiant-e est constamment mise en avant et le rôle de sa sensibilité propre dans l’élaboration d’un savoir à valeur collective mise en valeur et conscientisée. Tout enseignement est basé sur les créations ou production des étudiant-e-s a priori de manière à ce qu’aucune notion abordée soit déconnectée de l’expérience humaine et unique de l’étudiant-e.

***

Module 1 : Le paysage sonore comme matière à découvrir (Introduction)

Dans ce module nous invitons de manière sensible l’étudiant-e à se mettr en position d’écoute, de soi et du monde extérieur, afin de se lancer plus librement dans les activités futures et dans la transcription de ses perceptions dans ses créations. Nous mettons en avant les multiples échelles spatio-temporelles qui composent le paysage sonore et seront source de réflexion par la suite. Nous invitons les élèves à prendre une position active dans le module et basons l’exploration des notions sur leurs initiatives.

Module 2 : Le paysage sonore comme matière à traduire

Nous invitons ici les étudiant-e-s à traduire sous forme graphique leurs perceptions auditives sur une série d’exercices d’écoute. Nous mettons en avant la pluralité des sensibilités et moyens de traduction (langagières, synesthésiques, singulières ou à valeur universalisante…) en appuyant sur la valeur de l’abstrait pour représenter des dimensions sensibles non-physiques et potentiellement non rationnelles mais néanmoins humaines.

Module 3 : Le paysage sonore comme matière à saisir (ou à représenter)

Ce module invite les étudiant-e-s à saisir le paysage sonore. A travers l’utilisation d’outils à complexité variable (d’une simple feuille de papier à l’enregistreur audio numérique) nous prenons conscience du sens « d’enregistrement » et des contraintes imposées par les outils sur notre représentation d’un objet complexe et aux dimensions excédant les capacités de ces mêmes outils. Nous invitons les étudiant-e-s à se positionner quand à la valeur de leur choix ou protocole d’enregistrement en vue des dimensions dont ils-elles veulent parler.

Module 4 : Le paysage sonore comme matière à faire parler

Nous invitons les étudiant-e-s à prendre la plume, le crayon ou tout autre outil de création afin de rendre compte de leur expérience du paysage sonore sous un format communicable à un public. Nous discutons des prises de partie successives qui conditionnent la création et ce dont elle peut parler, mais aussi de la spécificité de chaque modalité d’expression et de sa valeur pour représenter un paysage sonore.

Module 5 : Le paysage sonore comme matière à formaliser

Un module de physique du son original (du fait de notre ligne de conduite pédagogique) invite les étudiant-e-s à se saisir d’une base technique. Cette dernière, basée sur leurs représentations préalable à pour objectif à la fois de rendre mobilisable les notions souvent floues qu’ils-elles connaissent autour du son dans la société et vie quotidienne, et donc de se saisir par le langage et la raison de cette matière, mais aussi de structurer les bases nécessaires au module « à manipuler ».

Module 6 : Le paysage sonore comme matière à manipuler

Dans ce module les étudiant-e-s sont invité-e-s à réaliser une oeuvre sonore (sur des formats variables) à partir de leurs enregistrements et à l’aide d’un logiciel de montage (ex: Audacity). Nous attirons à nouveau leur attention sur la nécessité de prendre un parti ou de répondre à un objectif de création et donc de manipuler la matière de manière à répondre à une volonté.

Module 7 : Le paysage sonore comme matière à mobiliser

Le module « à mobiliser » ouvre une dimension supplémentaire à la création en lui proposant de s’intégrer dans une démarche pédagogique. Les formats possibles sont multiples mais une réflexion sur « ce qu’un public particulier dans une situation particulière peut vivre, ressentir et donc tirer de son expérience (potentiellement répétée, multiple, encadrée, accompagnée…) avec la création issue du paysage sonore » est mise en avant. L’objectif est d’attirer l’attention sur le potentiel militant, transformateur social et humain de l’artiste et du manipulant, et sur les spécificités d’utilisation d’une matière comme le PS.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *